Malawi

Plusieurs voyages missionnaires au Malawi ont eu lieu, pour aller soutenir la base Iris à Bangula, qui fait une action formidable dans la région : distributions alimentaires des populations déplacées, handicapées et défavorisées, accueil des enfants orphelins pour les placer dans des familles d’accueil, école primaire rayonnant sur toute la région par ses résultats reconnus, programme pour les mères d’enfants handicapés, aide d’urgence lors des catastrophes naturelles qui, malheureusement, touchent souvent le Malawi.

Jonathan est parti plusieurs fois, pour différentes missions : enseignement, formation dans l’école biblique, participation à des conférences, soutien des familles missionnaires…

En 2023, leur famille est partie pour un très long péripleIls ont chargé leur 4×4, et ont traversé le Mozambique, pour une étape à Angonia (voir projets éducation au Mozambique), et pour rejoindre Bangula.

Un matin, alors qu’ils devaient partir seulement quelques heures après une autre voiture de locaux qui ouvrirait la route, ils ont reçu un appel : ne venez pas, c’est trop dangereux. L’eau était dangereusement montée, le terrible Cyclone Freddy frappait.

Terres et cultures inondés. Ponts cassés. Rivières emportant habitations et habitants.

Finalement, ils ont entrepris le voyage jusqu’au Malawi une semaine plus tard, guidés par les conseils avisés des locaux qui les attendaient, et en traversant de tous petits villages et en contournant les grosses routes coupées, suivant un inconnu envoyé par des amis, sur une moto qui finalement a crevé… ils ont pu enfin arriver à Bangula, avant les camions qui étaient toujours bloqués à une trentaine de kilomètres, au pont.

Iris Malawi, l’ONG appartenant à Iris Global, de par son emplacement géographique et sa logistique, été la première ONG à pouvoir apporter de l’aide dans la région de Bangula, puisque les ponts étaient cassés, empêchant les camions d’aide alimentaire de passer. A l’aide de leur petit bateau, ils sont partis jours et nuit tenter de sauver des habitants qui s’accrochaient aux arbres et aux toits des maisons, menacés par des eaux infestés de crocodiles.

Cécile et Jonathan sont arrivés après ces premiers jours de sauvetage éreintants. Ils ont accompagné des équipes dans des camps d’urgence ou des centaines et des centaines de personnes, dont de très nombreux enfants, étaient réfugiées car leurs habitations avaient été emportées par les eaux. Habits déchirés. Ventre bombés. Estomacs qui ont faim.

Que dire. Que faire. Tout est tombé.

Il ne reste que la foi. Force au dessus de tout.

La foi qui permet à ces personnes qui ont tout perdu de sourire et de chanter. Car si leur maison a été détruite – pour certains, une énième fois- ils savent que leur vraie demeure est ailleurs, là où la rouille ne peut pas détruire et le fleuve qui coule apporte la vie, et pas la mort.

Une leçon de vie. Une porte ouverte à de multiples questionnements. Qu’est ce qui compte vraiment ?

Un dicton prend tout son sens : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Leave Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *